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Je suis frottant mes cornes

Je suis frottant mes cornes au sans pareil, enfoui à jamais dans la courbe océane d’un amoureux courroux. Nos caresses de crânes, nos mains atomisées découvrent l’absolu. Et les cents mille visages sont toi.


Quand l’ivresse est dans ton corps, mon coeur est le vin dansant. Et les roches deviennent eau par passion pour tes lèvres, l’hiver fou devient brasier pour tes yeux qui jamais ne dorment.


Buvant le feu et enflammant les eaux, respirant la terre et brandissant la masse du vent, je suis le dieu cornu, le seigneur des trois mondes. Les quatre périlleuses de la montagne-félicité sont miennes.


" Et les étoiles, les volcans, les sources et les êtres, d’où cela provient-il ? " Tranchant le cou de la poule il répond : " Et d’où vient ta question ? ". Une comète balafrée apparaît dans le ciel et le cheval-instant s’ébroue.


Au terme de milliers de cycles, il offre une statuette d’un métal étrange, à l’étreinte de deux dragons autour du joyau transparent. Ainsi le scellement du non-arrêt.


" Toi ! toi ! " me dis-tu à l’oreille. Et je réponds : " Toi ! toi ! ". Et nous ne sommes plus d’être, il n’y a qu’entre nous : jarre contenant l’univers.


Tu es la beauté d’hystérique langueur offerte au percement de la lance. Tu escalades le roc de l’impermanence où hurlent les peuples de lait jaillissant, rivières d’étoiles extatiques à la jetée de nos corps. Jusqu’au-dessus de nos têtes ! jusqu’au dessus de nos têtes !


Dans l’accord du souffle et du geste, considérant les flots du vent comme ton corps de félicité, plongé dans le frémissement des sens : ouverture.


Tu te drapes d’or et de safran, garçon de fierté adamantine et de magique audace. L’ibérique à peau de douceur marbrée t’enveloppe. Tu es l’éclat des vœux de l’art obscur, ô mon aimé !


Tu marches sur les mains et nous faisons des pompes. Les créatures de la forêt courent et volent devant nous. Sur la terre du Dragon nous sommes cachés nus. Les chevreuils du dieu vert enchantent les amants tandis que la buse électrique passe, nonchalante.


Semée aux quatre coins des mondes, la graine des amants que les astres jalousent abonde. Elle les nourrit et les épuise jusqu’aux portes ou ni veille ni sommeil ne demeurent. Le rite de l’esbat, leur esprit, voyage vers la transe de la montagne creuse. Dans la sainteté du vice : l’espace.


Au loin. Tes esprits familiers voyagent vers moi et me fêtent. Il n’y a pas de distance aux élans de l’ami. Son coeur chevauche les nuages et les vallées, sa magie bondit jusqu’à toi et c’est l’art de l’absence. Alors...


Dans l’absolu de tous les sentiments arrive l’éclatement du rien. Oh, inévitables sont les poisons qui attaquent le joyau. Mais ils sont le nectar, oui, si les infernaux damoiseaux écoutent l’origine sans origine.


Tout par la fin commence. Aimer déjà est mourir.


Sur les rives de Sara la noire vêtus de ciel nous marchons. Dans le miroir de sable naissant au reflux, je contemple ton image divine. Nous échangeons les paroles faites de regards muets. Le coeur dit clairement ce que taisent les mots.


Tes gestes harmonieux de paisible guerrier sont chacun l’univers. Ils désarment la puissance intrépide du rayon de lune. Le soleil s’y fracasse dans l’arc irradié du chasseur. Les musiciens célestes s’en réjouissent mais des éclairs de peur zèbrent leur esprit. Tu exécutes sur moi les passes secrètes que nul ne connaît.


Tu danses le tambour du rien, celui que je suis te dansant. Dans l’onde magique du cœur qui remplit tout, chaque toucher est vaste, chaque flair absolu, uniques tous les instants. Partout il y a toi. Les paroles feuillues du souffle dans les branches, c’est toi qui les prononces ! Les battements de mon cœur sont tiens. Je suis toi comme dans le rien jeté ! Oui, c’est ainsi.


Révèle ton visage cornu ! Guerrier puissant empalé sur le trône de pierre pâmée. Les temples te font offrande de bouche, absorbés par cette onction de la tour sans limites. La roue vertigineuse lapée de joie tourne à vive allure, fiévreuse d’inconnu. Tu es celui qui donne et qui reçoit et au-delà encore.


Bouc sacrifié lubrifiant nos corps nus aux perles de sang orageux, boisson du dieu terrible. Ses cornes deviendront attributs de l’amant. a l’heure du rite spontané, sur sa peau de baisers serons-nous lovés. La chaleur de la hutte gardera le secret.


Avec un sourire d’enfant, tu décortiques le cadavre pourri d’un chien. Tu récupères ses os pour les objets de pouvoir.


Corps de rêve jusqu’à toi. Que vienne le jeune satyre ! Tous les lieux de pouvoir sont dans l’oeil du dessous et le chœur des puissances tremble devant son bâton.


Avec lui il mourra, Et la mort avec lui !


Ô, viens, mon adoré ! Viens ! Viens ! Toi qui implores la consolation du couteau de l’aimé ! Il tranche ta gorge doucement !

Dernière modification le : 18/04/2008 @ 01:41
Catégorie : L'Art du Dragon

Rugissement

Comme se lève la brume par-dessus la cime des arbres, ainsi se réveille le Dragon qui s'étire sur Sa Terre.

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